31 octobre 2006

Under the influence?


Ce matin, j'ai écouté Violator très fort dans mon salon, j'ai élu à l'unanimité avec moi-même Justin Timberlake l'homme le plus sexy du R'n'B après l'avoir vu chanter SexyBack en live à la télé, j'ai écouté SexyBack en repeat 3 fois, j'ai dessiné mes futures baskets sur www.nikeid.com, avec les bords et la virgule brillants argentés et écrit derrière, sur le pied gauche "Touch" et sur le pied droit "Faith" (les mots sont limités à cinq lettres, n'est-ce pas, Eléo-nore?), je me suis félicitée une fois de plus de ma quiche épinards-ricotta-tomates-coriandre d'hier soir et j'ai commencé à racheter sur Ebay tous les singles digipack de Placebo 1996-1998, que j'ai perdus.

Et puis j'ai écouté les Queens of the Stone Age et j'ai postulé à Entrevue en SR.

Empire of dirt



Il fut un temps où Trent Reznor ne pesait pas 90 kilos, dont 60 de muscles. A cette époque regrettée, l'homme était plutôt gringalet, comme en témoigne le clip indispensable de Sin ou, évidemment, ce monument de l'histoire du clip et du rock qu'est Closer. A cette époque regrettée, Reznor avait le cheveu long et impeccablement lisse, noir de jais, un regard torturé à souhait et n'était plus tout à fait lui sans ses acolytes un tantinet perturbés, Robin Finck et Danny Lohner. Qui n'a pas rêvé de récupérer, un soir de grande chance puisque rappelons-le, Nine Inch Nails, à l'époque, sortait un album tous les cinq ans et se produisait en live à peu près au même rythme, qui n'a pas rêvé, donc, de mettre la main sur une touche du clavier de Charlie Clouser, fracassé au choix, contre une enceinte ou contre Trent, en fin de concert?

Mais la petite troupe n'est plus, même Jerome Dillon s'est fait la malle et pour cause: plutôt qu'un compositeur génial et fou, Reznor fait aujourd'hui penser à un acteur américain à la dérive qui mise sur les stéroïdes pour relancer sa carrière.
Entendons-nous bien: cela ne m'empêchera pas, en février 2007, si la rumeur est vraie, de courir faire le pied de grue devant l'Olympia pour avoir la chance d'être écrasée vivante entre une barrière et un fan énervé de 2 mètres qui me hurlera "I wanna fuck you like an animal" dans les oreilles. Il faut juste ne pas le prendre personnellement.

Ne parlons même pas de Brian Molko. Ou si, juste un peu. Mardi dernier, après avoir poussé de longs soupirs de nostalgie devant un DVD pirate de NIN en 1995, ma copine Laetitia et moi avons décidé de nous achever, dans son canapé, en regardant le DVD fourni avec la Collector's Edition du premier album de Placebo. La douleur de voir apparaître les images d'un groupe que nous avons idôlatré, dont nous reconnaissions encore, dix ans après, le moindre t-shirt ou accessoire et pouvions donner une date précise à leur apparition en fonction de ces habits, est difficile à exprimer. "C'est comme si le Brian Molko que nous avons connu était une autre personne", a dit Laetitia. C'est exactement ça. Si vous avez tenu jusqu'ici dans la lecture de ce post, vous devez pleurer de rire. Eh ben tant pis. Je le publie quand même.

25 octobre 2006

Sharp as a...


I Don't feel Like Dancin', des Scissor Sisters, ou la preuve en musique que Claude François est passé à côté de quelque chose de très grand avec Cette Année-Là.
Et bonne journée à tous les chômeurs.