18 septembre 2006

Under indie-fluence



Un pays, un "genre" - l'art et essai - deux films.
Little Miss Sunshine, de Jonathan Dayton et Valerie Faris, remplit son rôle. Mignonnet, drôle, déjanté, le film a tous les critères indispensables pour obtenir le label indépendant US. Il colle d'ailleurs un peu trop au genre: la famille cumule les excentricités et les personnages, pour gagner en comique, sont caricaturaux. Ca marche: les (nombreux) spectateurs de l'UGC Ciné-Cité les Halles riaient aux éclats. Mais le film ne se démarque pas par la finesse de sa psychologie.

Au contraire de Thumbsucker, de Mike Mills, que l'on a affublé d'un titre ridicule en français (Age Difficile Obscur, A.D.O., vous voyez le genre?). La preuve que le cinéma indépendant américain n'est pas condamné à dépeindre des allumés pour prouver qu'il résiste à l'hégémonie hollywoodienne. Ici, c'est Justin, 17 ans, qui fait son petit bonhomme de chemin à l'écran. Rien d'exceptionnel chez lui. Il suçe son pouce mais même si c'est un point central, ce n'est jamais tourné en dérision. Le personnage du père, incarné par Vincent D'Onofrio, est émouvant de tendresse contenue, de rugosité surjouée. Et entre deux morceaux de Polyphonic Spree, sympas mais un peu euphorisants, se glissent les chefs-d'oeuvre d'Elliott Smith. Une raison amplement suffisante pour aller voir le film.

05 septembre 2006

Good to go



Rien ne disparaît jamais vraiment. Ce blog en est, finalement, la preuve. Je ne parlerai pas de rentrée, parce que cette expression me sort par les trous de nez. Et parce que je tiens rarement mes promesses sur cet espace. Un peu comme la paix est la période entre deux guerres, ce post est donc le début d'une nouvelle période d'activité, à durée indéterminée.

Rien ne disparaît, donc, c'est l'objet du post. Même Radiohead. Enfouis, là, dans leurs pochettes ternies, tapis dans un recoin ma bibliothèque Benno, empoussiérés là-haut avec les CD à graver, parce que leur format leur interdisait l'accès à l'étagère, ils se sont tus pendant quatre ans.

Et surprise, ceux que j'ai extirpés de Benno, il y a quelques semaines, à la faveur, sans doute, d'un "retour de hype", comme on dit de manière très laide, ne sont pas ceux que j'attendais.
Ils m'ont étonnée moi-même: Amnesiac, Kid A.

Mais le morceau que je mets en ligne ce soir n'est pas de ceux-là. Voici The Trickster.