12 avril 2006

Scots rule (2)...


... but not always.

Je profite d'une excuse douteuse ("je travaille") pour faire passer ce post douteux.

Aujourd'hui, donc, les Bay City Rollers. Si, si, c'est bien eux, les mecs en tartan qui ont fait trois tubes entre 1971 et 1975, puis un nombre incalculable de flops. A leur actif, une reprise tubesque et plutôt réussie du Bye Bye Baby des Fours Seasons; une autre de I Only Want To Be With You de Dusty Springfield. Et quelques morceaux écoutables, à mi-chemin entre des Beach Boys de supermarché et des Beatles-marshmallow.

Las, les Bay City Rollers sont aussi (surtout?) connus pour des anecdotes pas très rock'n'roll. Première erreur - majeure - de parcours: dévoiler comment ils ont choisi leur nom, à savoir en prenant une ville au hasard sur la carte des Etats-Unis pour "sonner US". Autre détail désolant, il existe aujourd'hui deux formations, Les McKeown's Legendary Bay City Rollers et Ian Mitchell's Bay City Rollers, comprenant chacune un membre original. On ne le répète jamais assez: il faut savoir s'arrêter.
PS: je mettrai les morceaux en lien dès que j'aurai accès à mon ordinateur.

02 avril 2006

Bigger than life, baby (1)



Début d'un autre série. Celle des morceaux qu'on écoute très fort (encore plus que d'habitude), dans un état d'extase pure et simple.
Ce soir, Waterfall des Stone Roses.

Scots rule (1)


Le mythique SPT Glasgow Subway, mieux connu sous le nom de Clockwork Orange en raison de sa couleur indescriptible et de son trajet (circulaire), tout aussi ridicule.

Belle and Sebastian, Like Dylan In The Movies
Belle and Sebastian, Your Cover's Blown


Voici le premier d'une série de posts dédiés aux rockers écossais. Parce que c'est l'endroit que je connais le mieux après la France, d'abord. Et aussi parce que par une heureuse coïncidence, les wee glaswegian lads sont souvent très bons en musique. Heureusement que je n'ai pas vécu deux ans en Bavière, vous auriez souffert.

Je ne peux que commencer avec Belle and Sebastian. Pour une raison évidente: à mon sens, ils sont presque le meilleur groupe from up north. Ils ont aussi, chez eux, un statut étonnant, puisqu'ils sont à la fois adulés et très abordables. Quand je vivais à Glasgow, ma colocataire Erin, de Seattle, qui était une incarnation parfaite de sa ville natale, nous saoûlait avec B & S entre deux phases dépressives. Qu'à cela ne tienne: en une semaine, le serveur du pub en bas de la maison lui avait donné rendez-vous sur une pelouse pour le match hebdomadaire de son équipe, qui comprenait deux des membres du groupe.

Rien d'étonnant, cela dit: l'Ecosse est un petit pays, et Glasgow (Glas Vegas pour les intimes), un village. Je vous garde les anecdotes sur Franz Ferdinand pour plus tard. Même si ça va me faire mal, je serai bien obligée de leur dédier un post entier.

Anyhoo, comme on dit là-haut, revenons à nos moutons. Il se dégage quelque chose de la mélancolie de B & S que l'on devine très écossais, mais d'un autre temps. Un son un peu usé d'une déprime seventies, où les odeurs de fish supper n'étaient pas tout à fait les mêmes, où les pavillons du quartier de Maryhill n'étaient pas aussi anonymes.
Une époque qui, peut-être, n'a jamais existé ailleurs que dans mon imagination. Peu importe. Belle and Sebastian la fait vivre dans mon appartement.

Pour conclure, un petit extrait de If You're Feeling Sinister. J'aurais préféré le mettre en exergue dans la colonne de droite du blog, genre "les paroles du jour", mais je ne sais pas comment on fait.

Hilary walked to her death because she couldn't think of anything to say
Everybody thought that she was boring, so they never listened anyway
Nobody was really saying anything of interest, she fell asleep
She was into S&M and bible studies
Not everyone's cup of tea she would admit to me
Her cup of tea, she would admit to no one