22 décembre 2006

Best of iTunes

Bon, donc c'est Noël. Le Nick Hornby enfoui en moi resurgit, comme chaque année. J'ai déjà fait la liste de mes albums préférés de 2006 ici. Mais là, pour commencer, je vais faire la liste de mes albums préférés en 2006. Nuance.
Mais avant, je vais laisser parler celui qui sait mieux que quiconque ce que j'écoute, puisqu'il n'oublie rien: mon ordinateur. Voici donc mon Best of iTunes 2006 (depuis juin, date de la deuxième naissance de mon iBook).

1. Pictures - Timo Maas featuring Brian Molko (36 fois)
2. SexyBack - Justin Timberlake & Timbaland (30)
3. Violet - Hole (23)
4. Superstition - Stevie Wonder (22)
5. Free - Stevie Wonder (19)
6. Banquet - Bloc Party (14)
7. Brick Shithouse - Placebo (14)
8. To Get Down - Timo Maas (14)
9. Between the Bars - Elliott Smith (13)
10. Over and Over - Hot Chip (13)

Oui, je danse beaucoup dans mon salon. Ma vrai liste (parce que quand même, ce compteur, c'est un peu trompeur) suivra.

19 décembre 2006

Burn, motherfucker, burn


Je les déteste! Je les hais! Déjà je les aimais pas quand ils prenaient la forme de grands mecs costauds qui t'abordaient à la sortie du métro en chuchotant 'Vous cherchez une place, mademoiselle?', mais alors là, maintenant qu'ils sont invisibles et qu'on ne connaît d'eux que leur pseudo sur eBay, je les conspue.

Comment un concert comme celui des Scissor Sisters à l'Olympia, en mars (!), ou d'un groupe qui ne porte même pas encore de nom, dont l'album sera The Good, The Bad and The Queen, en février (!!), peuvent-ils être complets en deux jours? Hein? Si ce n'est par le fait d'un petit tas de gros cons qui achètent cinquante places et les revendent trois fois plus cher sur eBay...

Je vous hais! J'aimerais pouvoir les dénoncer à eBay mais rien ne prouve que ce qu'ils font est illégal.

05 décembre 2006

Cheer Leeders


The Sunshine Underground - Put You in Your Place
The Klaxons - Atlantis to Interzone

A Leeds, comme me l'avait fait remarquer avec horreur une amie accoutumée à l'accent BBC de ses professeurs d'anglais, 'butter' se prononce 'bou-eu'. Plus généralement, elle avait gardé de son séjour un souvenir apocalyptique: ville morte, plongée dans le désespoir le plus noir, seulement éclairée par le parfum occasionnel des hops (le houblon des brasseries) et du chippy.

Ce qui me fascine avec la musique britannique, c'est qu'il semble toujours y avoir un groupe de gens pour faire naître de ce concentré de grisaille la musique la plus ensoleillée. Ainsi des innombrables liverpudliens, bien sûr, mais aussi, donc, de The Sunshine Underground. Soit, leurs titres écoutables pour l'instant ne révolutionnent pas le rock - la voix de Craig Wellington n'est pas rare mais, comme le reste de l'instrumentation, elle est puissante et efficace.

Ca fait du bien d'entendre des tsss-boum-tsss-boum accompagner des riffs de guitare un peu funky. Ne serait-ce que parce qu'enfin, on peut aller danser sur du rock dans les soirées sans ressembler à Nicola Sirkis ou Michael Stipe. Ce qui m'amène aux Klaxons, un peu lassants mais eux aussi terriblement dansants. "Ca y est, c'est fini le retour des années 80", affirmait l'autre soir un copain. "On est en plein dans les nineties". Il avait pas tort, et c'est étonnamment mieux que dans mon souvenir.

30 novembre 2006

Flesh and bone


Cadeau! Pour ton anniversaire, Clara, je déclare ma candidature à l'élection présidentielle.
Ah... Lucky me. Pour me réconcilier avec l'humanité, ce matin, rien de tel que le splendide Personal Jesus de Johnny Cash. Et tout le reste d'American IV, deux fois.
En revanche, je ne conseille pas la version de Sting de I Hung My Head. Je ne peux toujours pas vous la faire écouter, mais c'est un peu comme si toutes les basses de la version originale (y compris la voix de Cash) avaient été passées à la moulinette et qu'on était désormais au volant d'une Chevrolet avec un 501 et une coupe Cindy Lauper. Et que Sting chantait du fin fond des Appalaches avec un entonnoir et un synthé.
P.S.: La photo est extraite du clip de Hurt. Si vous avez envie de pleurer mais ne savez pas trop comment vous y prendre, regardez-le.

13 novembre 2006

Un-SexyBack


A tous ceux qui ne sont pas abonnés aux Inrocks ou à Magic: je vous ferais volontiers écouter CSS (Cansei de Ser Sexy et pas Cascading Style Sheets), Let's Make Love and Listen to Death from Above, une chanson super cool d'un groupe de Brésiliens super cool. Mais un mystérieux et cruel pouvoir invisible a fermé ma page Free. Donc je sais plus comment mettre de la musique. Et je vous recommande juste d'aller écouter l'album, vachement bien.

03 novembre 2006

Friday night... fever


Bordel.

31 octobre 2006

Under the influence?


Ce matin, j'ai écouté Violator très fort dans mon salon, j'ai élu à l'unanimité avec moi-même Justin Timberlake l'homme le plus sexy du R'n'B après l'avoir vu chanter SexyBack en live à la télé, j'ai écouté SexyBack en repeat 3 fois, j'ai dessiné mes futures baskets sur www.nikeid.com, avec les bords et la virgule brillants argentés et écrit derrière, sur le pied gauche "Touch" et sur le pied droit "Faith" (les mots sont limités à cinq lettres, n'est-ce pas, Eléo-nore?), je me suis félicitée une fois de plus de ma quiche épinards-ricotta-tomates-coriandre d'hier soir et j'ai commencé à racheter sur Ebay tous les singles digipack de Placebo 1996-1998, que j'ai perdus.

Et puis j'ai écouté les Queens of the Stone Age et j'ai postulé à Entrevue en SR.

Empire of dirt



Il fut un temps où Trent Reznor ne pesait pas 90 kilos, dont 60 de muscles. A cette époque regrettée, l'homme était plutôt gringalet, comme en témoigne le clip indispensable de Sin ou, évidemment, ce monument de l'histoire du clip et du rock qu'est Closer. A cette époque regrettée, Reznor avait le cheveu long et impeccablement lisse, noir de jais, un regard torturé à souhait et n'était plus tout à fait lui sans ses acolytes un tantinet perturbés, Robin Finck et Danny Lohner. Qui n'a pas rêvé de récupérer, un soir de grande chance puisque rappelons-le, Nine Inch Nails, à l'époque, sortait un album tous les cinq ans et se produisait en live à peu près au même rythme, qui n'a pas rêvé, donc, de mettre la main sur une touche du clavier de Charlie Clouser, fracassé au choix, contre une enceinte ou contre Trent, en fin de concert?

Mais la petite troupe n'est plus, même Jerome Dillon s'est fait la malle et pour cause: plutôt qu'un compositeur génial et fou, Reznor fait aujourd'hui penser à un acteur américain à la dérive qui mise sur les stéroïdes pour relancer sa carrière.
Entendons-nous bien: cela ne m'empêchera pas, en février 2007, si la rumeur est vraie, de courir faire le pied de grue devant l'Olympia pour avoir la chance d'être écrasée vivante entre une barrière et un fan énervé de 2 mètres qui me hurlera "I wanna fuck you like an animal" dans les oreilles. Il faut juste ne pas le prendre personnellement.

Ne parlons même pas de Brian Molko. Ou si, juste un peu. Mardi dernier, après avoir poussé de longs soupirs de nostalgie devant un DVD pirate de NIN en 1995, ma copine Laetitia et moi avons décidé de nous achever, dans son canapé, en regardant le DVD fourni avec la Collector's Edition du premier album de Placebo. La douleur de voir apparaître les images d'un groupe que nous avons idôlatré, dont nous reconnaissions encore, dix ans après, le moindre t-shirt ou accessoire et pouvions donner une date précise à leur apparition en fonction de ces habits, est difficile à exprimer. "C'est comme si le Brian Molko que nous avons connu était une autre personne", a dit Laetitia. C'est exactement ça. Si vous avez tenu jusqu'ici dans la lecture de ce post, vous devez pleurer de rire. Eh ben tant pis. Je le publie quand même.